Dix leçons convergentes

Ségolène Royal était à Washington pour l'investiture de Barack Obama puis au Forum social mondial de Belém où elle a rencontré le Président Lula : d'une Amérique à l'autre, des pistes novatrices et des parti-pris volontaires dessinent d'autres possibles et ébauchent un modèle alternatif de développement.

Dans un essai publié aujourd'hui à la Fondation Jean Jaurès, elle revient sur ces autres possibles.

Téléchargez ici l'essai Obama, Lula, forum social : dix leçons convergentes, par Ségolène Royal, et abonnez-vous gratuitement aux publications de la Fondation Jean Jaurès.

Obama, Lula, forum social : dix leçons convergentes, Ségolène Royal, Les Essais, Fondation Jean Jaurès, mars 2009, 36 p., 4 euros.

Jeudi 2 avril 2009 4 02 /04 /Avr /2009 14:20

Dominique Bertinotti : présentation des UPC
envoyé par desirsdavenirparis


Dominique Bertinotti  est à l’initiative du groupe « Nouvelle Voix », créé au sein du parti socialiste en 2005 avec Gaëtan Gorce, Christophe Caresche et Jean-Louis Bianco.
Dominique Bertinotti à rejoint Ségolène Royal en août 2006.
Durant la campagne de 2007 elle fut  mandataire financière de Ségolène Royal.

Dominique Bertinotti  est aujourd'hui maire du 4ème arrondissement de Paris et maître de conférence à l’Université Paris VII.

Site de
Dominique Bertinotti
Par Désirs d'Avenir Montréal - Publié dans : Actions de désirs d'avenir - Communauté : Désirs d'avenir
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Mercredi 1 avril 2009 3 01 /04 /Avr /2009 03:50

« Je me réjouis des propositions formulées par Arnaud Montebourg car elles répondent à un enjeu majeur pour le Parti, tout en accélérant la réflexion collective qui doit aboutir à des propositions concrètes lors de la convention de la rénovation prévue à l’automne. Assumer dès maintenant l’élection présidentielle de 2012 comme une échéance qui doit structurer la vie du parti, se doter au plus vite de règles du jeu acceptées par tous, nous assurer de la plus grande légitimité possible pour le ou la future candidate et ouvrir très largement le Parti à toute la diversité de la société française : voilà autant d’objectifs que je partage pleinement avec les auteurs du rapport. Je suis heureuse aussi qu’une telle proposition paraisse aujourd’hui en mesure de rassembler dans la sérénité une très large majorité de responsables et de militants dans le Parti. Une page se tourne. »

 Najat VALLAUD-BELKACEM


Paris (AFP) Le député Arnaud Montebourg, chargé de la rénovation au Parti socialiste, a préconisé dans un rapport rendu public lundi l'organisation de "primaires ouvertes" aux sympathisants pour la désignation du candidat à l'élection présidentielle de 2012. Ce premier rapport de "la Rénovation" de neuf pages est élaboré par le député de Sâone-et-Loire et le président de la fondation Terra Nova, proche du PS, Olivier Ferrand, après une mission effectuée aux Etats-Unis début mars et consacrée à l'étude de l'élection de Barack Obama. Le texte propose d'"introduire un système de primaires ouvertes" en 2012. "Aux Etats-Unis, c'est la primaire qui crée la dynamique. C'est elle qui permet de susciter et de structurer la mobilisation. Sans la primaire, impossible de déployer deux millions de militants sur le terrain pour l'élection générale, impossible de taper à plusieurs millions de portes, impossible de dialoguer en direct avec 69 millions de citoyens", écrivent les auteurs.
Par Désirs d'Avenir Montréal - Publié dans : Communiqué - Communauté : Désirs d'avenir
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 14:43

Le verdict dans le procès d’Yvan Colonna est tombé vendredi dernier, un verdict très lourd : réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 22 ans. Le verdict a été accueilli dans la controverse. C’est le moins que l’on puisse dire. Or compte tenu des commentaires que j’ai lus ici ou là dans la presse, il y a une question que je me suis posée. Et si Yvan Colonna avait été jugé au Québec, la Couronne aurait-elle réussi à faire la preuve de sa culpabilité hors de tout doute raisonnable?






La notion de culpabilité hors de tout doute raisonnable a été énoncée dans l'affaire R. c. Caporal C.P. Healy, 2007 CM 2016 de la manière suivante:  [4]Dans une poursuite devant une cour martiale, comme dans toute autre poursuite pénale devant un tribunal au Canada, il incombe au poursuivant de prouver la culpabilité de l’accusé hors de tout doute raisonnable. Dans un contexte juridique, il s’agit d’un terme technique ayant une signification consacrée. Si la preuve ne permet pas d’établir la culpabilité de l’accusé hors de tout doute raisonnable, celui-ci doit être déclaré non coupable de l’infraction. Le fardeau de la preuve incombe toujours à la poursuite et l’accusé n’a jamais à prouver son innocence. En fait, l’accusé est présumé innocent à toutes les étapes de la procédure, jusqu’à ce que le poursuivant ait prouvé sa culpabilité hors de tout doute raisonnable, au moyen d’une preuve que le tribunal accepte.

[5] La preuve hors de tout doute raisonnable ne signifie pas certitude absolue, mais il n’est pas suffisant de prouver seulement une culpabilité probable. Si la cour est seulement convaincue que l’accusé est plus probablement coupable que non coupable, cela ne suffit pas pour le déclarer coupable hors de tout doute raisonnable; dans ce cas, l’accusé doit être déclaré non coupable. De fait, la norme « hors de tout doute raisonnable » est beaucoup plus proche de la certitude absolue que de la « culpabilité probable ».

[6] Cependant, le doute raisonnable n’est pas un doute futile ou imaginaire. Il ne se fonde pas sur la sympathie ou les préjugés. C’est un doute fondé sur la raison et le bon sens, qui découle de la preuve présentée ou de l’absence de preuve. La preuve hors de tout doute raisonnable s’applique à chacun des éléments de l’infraction reprochée. En d’autres termes, si la preuve ne permet pas de prouver chacun des éléments de l’infraction hors de tout doute raisonnable, l’accusé doit être déclaré non coupable.

[7] La règle du doute raisonnable s’applique à la crédibilité des témoins dans une affaire comme la présente où la preuve révèle différentes versions des faits essentiels qui ont une incidence directe sur les questions en litige. Parvenir à une conclusion sur les faits ne se résume pas à préférer la version d’un témoin à celle d’un autre. Le tribunal peut accepter la véracité de tout ce que dit un témoin, ou ne pas l’accepter du tout. Il peut aussi n’accepter la véracité et l’exactitude que d’une partie seulement du témoignage. Si la cour accepte le témoignage d’un accusé sur les aspects les plus essentiels d’une affaire, ce dernier ne peut être déclaré coupable de l’accusation qui pèse contre lui. Mais même si son témoignage n’est pas accepté, s’il demeure un doute raisonnable pour la cour, il doit être déclaré non coupable. Et si la preuve de l’accusé ne laisse aucun doute raisonnable à la cour, celle-ci doit quand même examiner toute la preuve qu’elle tient pour crédible et fiable afin de décider si la culpabilité de l’accusé est établie hors de tout doute raisonnable.






 

Par Fabienne - Publié dans : Vu d`ici
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Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /Mars /2009 00:26

Deux articles intéressants à mettre en parallèle, reflétant deux visions de la liberté et du dynamisme journalistique aujourd’hui sur fond de crise, en France et aux États-Unis. D’un côté, dans rue89.com, des responsables de la Télévision Suisse, s’étonnent ouvertement du climat de peur qui règnent dans les rédactions françaises, et s’inquiètent de l’autocensure pratiquée et du manque d’indépendance des médias français face au pouvoir en place, trop proches selon eux des organes gouvernementaux officiels. De l’autre, dans le Huffingtonpost.com, la fondatrice du populaire site américain regroupant nouvelles et communauté de blogs, annonce la création d’un fonds pour le journalisme d’investigation, « The Huffingtonpost  Investigative Fund ». Ce fonds, d’un montant initial de 1,75 millions de dollars, a pour objectif d’encourager cette forme de journalisme afin de préserver son rôle primordial de contre-pouvoir dans nos démocraties. Une initiative citoyenne, en partenariat avec  « The Atlantic Philantropies » et des universités américaines. « Pendant trop longtemps, de la guerre en Irak à la crise économique, nous avons eu trop d’autopsies et pas assez de biopsies » écrit-elle en substance. .. ou comment passer d’un journalisme de validation -mené par la peur de représailles venant des hautes sphères du pouvoir, la paresse intellectuelle et le manque d’argent- à un véritable journalisme d’investigation, l'un des garants de l’équilibre démocratique du pouvoir…


Remarque : la crise économique et financière affecte aussi l’ensemble du paysage médiatique canadien, que ce soit les réseaux publics ou privés. Le réseau public de la Société Radio-Canada vient d’annoncer des compressions de 136 millions de dollars et une suppression de plus de 800 postes, au détriment de la production télévisuelle et radiophonique et internet d’ici, et ce notamment dans l’information et les émissions d’affaires publiques.


Valérie

Voir aussi l`article Sauver Radio Canada

 



Announcing the Launch of the Huffington Post Investigative Fund

  I'm delighted that today we are launching a new venture -- The Huffington Post Investigative Fund. This nonprofit Fund will produce a wide-range of investigative journalism created by both staff reporters and freelance writers.

As the newspaper industry continues to contract, one of the most commonly voiced fears is that serious investigative journalism will be among the victims of the scaleback. And, indeed, many newspapers are drastically reducing their investigative teams. Yet, given the multiple crises we are living through, investigative journalism is all the more important. As a result, all who recognize the indispensable role good journalism plays in our democracy are looking for ways to preserve it during this transitional period for the media. For too long, whether it's coverage of the war in Iraq or the economic meltdown, we've had too many autopsies and not enough biopsies. The HuffFund is our attempt to change this. It will also provide new opportunities for seasoned journalists who have been laid off or forced into early retirement.

The pieces developed by the Fund will range from long-form investigations to short breaking news stories and will be presented in a variety of media, including text, audio and video. And, in the open source spirit of the Web, all of the content the Fund produces will be free for anyone to publish.

Picture a large pool of reporters -- some on staff, and many freelancers -- proposing stories and also receiving assignments from Investigative Fund editors.

This investigative initiative is being funded by The Huffington Post and The Atlantic Philanthropies, and will be headed by Nick Penniman, founder of The American News Project, which will be folded into the Fund. Nick and I first worked together back in 2000 when we organized the Shadow Conventions to address issues -- poverty, the failed drug war, and money in politics - that neither political party was focusing on. We've stayed in touch ever since, and I am really looking forward to working with him on producing journalism with real impact.

We'll start with a budget of $1.75 million -- and continue to raise funds and expand the project as we move forward.

We are delighted that we will be working on this venture with a number of partners, including the Stabile Center for Investigative Journalism at Columbia University Graduate School of Journalism, and NYU's Jay Rosen. This is our second collaboration with Jay, after teaming up to launch OffTheBus, which produced great citizen-powered coverage of the 2008 campaign.

The Fund is ready to interview potential editors and reporters and also to start receiving proposals for investigative projects. The focus at the beginning is going to be on investigating aspects of the economic crisis. So please email resumes and pitches -- as well any ideas and tips you may have about what should be investigated -- to HuffPostFund@gmail.com.

The Huffington Post  March 30 2009




"On est étonnés par le climat de peur dans les médias français"

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 29/03/2009 | 15H38

Vu de Suisse, les journalistes français ont un sérieux problème d'indépendance. Interview avec deux responsables de la TSR.

(Du Touquet) La productrice Anne-Frédérique Widmann est un peu éberluée quand elle évoque les relations des journalistes français avec l'Elysée, sujet qu'elle connaît bien pour avoir réalisé une enquête sur la libération des infirmières bulgares aux conclusions très éloignées du bruit médiatique français.

Comme Rue89, la Télévision suisse TSR (« Romande » vient de disparaître de son nom officiel) est partenaire du Figra, et y fêtait cette année les quarante ans de sa célèbre émission d'investigation « Temps présent ».

Elle s'est fait connaître en Suisse par ses enquêtes sur des pollutions industrielles, les fonds juifs en déshérence dans des banques locales, l'infiltration d'Attac par une entreprise de sécurité payée par Nestlé...

Le directeur des programmes de la chaîne, Gilles Pache, était également présent. Le ton des deux journalistes est presque consterné quand ils évoquent les relations de leurs confrères français avec les dirigeants de notre grande démocratie.

Anne-Frédérique Widmann, qui prépare même une enquête sur ce sujet de curiosité, a constaté de la « peur » chez certains journalistes français qu'elle souhaitait interroger.

« La Suisse n'est pas un pays de personnalisation du pouvoir »
On peut comprendre leur consternation quand on voit dans quelle indépendance ils travaillent chez eux. Gilles Pache l'affirme :

« En Suisse romande, radio et télévision publiques bénéficient d'une très grande indépendance du pouvoir politique.

Il y a des pressions, et c'est normal :  on ne fait pas de journalisme sans qu'il y ait des pressions. Mais il n'y a pas de levier direct qui permettrait d'exiger la tête d'un directeur, ni de la radio, ni de la télé. »

Au tour du journaliste français d'être éberlué. Une question me taraude :  mais pourquoi ? Elément de réponse de Gilles Pache :  « La Suisse n'est pas un pays de personnalisation du pouvoir. » (Voir la vidéo).



L'interview devient presque cocasse quand on demande aux deux journalistes suisses s'ils constatent des différences lorsqu'ils traitent les mêmes sujets que leurs confrères français.

Fin 2007, Anne-Frédérique Widmann a signé avec Marie-Laure Widmer Baggiolini une enquête titrée « Infirmières bulgares :  le grand marchandage ».

« La France et la Libye nous ont traitées de la même manière »
Conclusion du travail des deux Suissesses :  contrairement à ce qu'ont affirmé la plupart des médias français, Nicolas et Cécilia Sarkozy ne sont pas les principaux acteurs de la libération des infirmières. Il s'agit en fait de diplomates, notamment ceux de la Commission européenne.

Pour elle, globalement, les médias français n'ont pas fait leur travail :

« Les médias français sont excellents, mais une partie des journalistes se contentaient peut-être trop de sources proches de l'Elysée ou du Quai d'Orsay. »

Les journalistes de la TSR ont évidemment cherché à contacter les autorités françaises pour leur enquête. Mais à leur grand étonnement, elles n'ont même pas reçu de réponse de l'Elysée :

« Ça nous a d'autant plus étonnées qu'on était aussi en relation avec la Libye, qui n'est pas un régime connu pour sa transparence et son ouverture à l'égard des médias, et finalement, c'était le même comportement. »

Les deux Suissesses se sont fait cette réflexion :  « Nous nous sommes dit que c'était sans doute difficile de travailler pour les journalistes, aujourd'hui en France. »


Rue89

Par Edvige - Publié dans : Médias et journalisme
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /Mars /2009 22:37
Les médias canadiens ont été frappés durement par la récession en cours. Un à un, ils essuient les pires déficits budgétaires. Pourtant, d’après nos informations, le gouvernement prévoit renflouer les coffres de ses amis et entreprises privées comme CTV et CanWest alors que Radio-Canada et CBC ont dû couper 800 postes et sabrer dans leur programmation. 

Dans ce monde où les médias sont entre les mains de quelques grandes firmes, notre société d’État est un véritable trésor national, un pilier du grand journalisme d’information et d’intérêt public. Trop respectueux des principes, nous savons que ni Radio-Canada, ni CBC prendront le mégaphone pour crier haut et fort ce qu’ils en pensent. Nous sommes donc la seule voix qu’ils ont. 

Nous avons besoin de créer un grand mouvement populaire pour sauver Radio-Canada alors cliquez sur ce lien pour signer la pétition et envoyez ce courriel à tous vos amis: 

http://www.avaaz.org/fr/save_the_cbc/ 

La pétition sera directement remise au gouvernement à travers le Parlement et elle sera relayée par les médias, par des publicités et d’autres moyens incroyables comme... une grande banderole tirée par un avion survolant Ottawa. Comme toujours, le nombre de signatures que nous réussirons à obtenir est crucial pour que cette campagne fonctionne et c’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir signer la pétition et de convaincre tout le monde dans votre entourage à le faire. 

Radio-Canada et CBC font face à un important déficit budgétaire mais qui représente à peine 6 $ par Canadien. Pourtant, le gouvernement a refusé de couvrir les pertes de la société d’État. Les profondes coupures de personnel que la CBC/SRC doit faire risque de faire très mal à l’organisation. Si nous n’élevons pas nos voix pour réclamer une aide, ce grand média pancanadien court à sa perte. Le gouvernement majoritaire de Stephen Harper est vulnérable politiquement et est en baisse de popularité dans les sondages. Un scandale public pourrait le faire changer d’avis mais nous devons agir dès maintenant... et vite!

Signez la pétition
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A PROPOS D'AVAAZ

Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Boston, Genève, Buenos Aires et Rio de Janeiro. +1 888 922 8229
 
Par Désirs d'Avenir Montréal - Publié dans : Pétition
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Le gouvernement du Canada a obligé la SRC/CBC à couper 800 postes et à sabrer dans sa programmation.
Nous avons besoin d'un grand mouvement populaire autour de la question pour sauver la société d'État.

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